Appelez-nous :

Que mettre comme soubassement d’un mobil-home ? Les options les plus fiables

Découvrez les solutions les plus fiables pour habiller le bas d’un mobil-home : matériaux adaptés, isolation et bonnes pratiques.

Vous souhaitez devenir propriétaire d'un mobil-home ?

Bénéficiez d’un entretien gratuit avec un conseiller en achat de mobil-home. 
BONUS : Recevez le catalogue digital et la grille tarifaire !

un mobil home dans un camping

Accédez directement à la partie qui vous intéresse :

L’installation d’un mobil-home ne s’arrête pas à son calage et à son raccordement. L’espace vide situé entre le châssis et le sol constitue une zone critique souvent négligée par les néophytes. Pourtant, l’habillage de cette partie, techniquement appelée le soubassement mobil home, est déterminant pour la longévité de votre résidence mobile et votre confort thermique.

Il ne s’agit pas uniquement de cacher les roues ou les vérins pour des raisons esthétiques. Le choix du matériau et la méthode de pose influencent directement la circulation de l’air, l’isolation des canalisations et la protection contre les nuisibles.

Pourquoi un bon soubassement est essentiel pour un mobil-home ?

Beaucoup de propriétaires perçoivent l’habillage du bas de caisse comme une finition optionnelle. C’est une erreur technique. Le soubassement remplit des fonctions de protection structurelle qui prolongent la durée de vie de l’unité d’habitation.

Fonctions principales : Esthétique, isolation et protection

Si la motivation première est souvent visuelle, camoufler les roues, les vérins de calage et le châssis pour offrir une finition soignée, l’intérêt de cet aménagement va bien au-delà de l’apparence. Techniquement, sa fonction majeure est de créer un tampon thermique.

Le plancher d’un mobil-home, bien qu’isolé, reste exposé aux vents coulis (l’air froid qui circule sous le châssis). En fermant cet espace, vous emprisonnez une lame d’air qui modère les variations de température. Cela évite la sensation de « sol froid » en hiver et protège vos canalisations d’eau contre le gel direct.

Par ailleurs, le soubassement agit comme une barrière physique essentielle. Il empêche les animaux (rongeurs, chats errants, chiens) de s’installer sous la structure pour y faire leur nid, ce qui pourrait endommager l’isolation inférieure ou les gaines électriques. Il protège également le châssis en acier galvanisé et les essieux des projections de boue et de l’accumulation de débris végétaux.

👉 Découvrez aussi notre article : Comment cacher le bas d’un Mobil home ?

Les exigences techniques : la ventilation avant tout

Si fermer est nécessaire, sceller hermétiquement est dangereux. C’est le point technique le plus important : votre soubassement doit respirer. Le sol rejette naturellement de l’humidité. Si l’air ne circule pas sous le mobil-home, cette humidité va stagner, remonter dans le plancher bois et provoquer pourrissement et moisissures en quelques saisons seulement.

Tout système de soubassement fiable doit intégrer des grilles de ventilation ou des interstices calculés. La règle d’or est de maintenir une ventilation transversale (des ouvertures opposées) pour créer un courant d’air constant qui assainit le vide sanitaire. De plus, le matériau choisi doit résister aux chocs (coup de rotofil, ballon d’enfant) et aux intempéries (UV, gel, milieu salin).

Les grandes familles de matériaux et systèmes

Le marché du soubassement de mobil-home a beaucoup évolué. Les bricolages de fortune laissent place à des kits prêts à poser ou des matériaux durables spécifiquement conçus pour l’hôtellerie de plein air. Nous pouvons classer les solutions en trois grandes familles, chacune ayant ses spécificités techniques.

un mobil home dans un camping

Le bois : esthétique mais exigeant

Le bois reste le choix privilégié pour son aspect chaleureux et naturel, qui s’intègre parfaitement dans un environnement paysager. On utilise généralement des clins ou des lattes ajourées. Cependant, n’importe quel bois ne fait pas l’affaire. Il est impératif d’utiliser des essences traitées autoclave classe 3 ou 4, capables de supporter une humidité constante et le contact proche du sol.

L’inconvénient majeur du bois réside dans son entretien. Même traité, il grise avec le temps sous l’effet des UV et peut se déformer si les sections sont trop fines. Il demande une lasure ou un saturateur tous les deux ou trois ans pour conserver son aspect d’origine. C’est une solution “vivante” qui demande de l’attention.

La toile et la bâche PVC : la solution flexible

Souvent mal considérée à tort comme “bas de gamme”, la bâche PVC technique est une solution très performante si l’on choisit le bon grammage (généralement supérieur à 600g/m²). Ce n’est pas une simple bâche de jardin, mais un textile enduit, ignifugé et traité anti-UV, similaire aux bâches de camion.

Elle se fixe via un système de rails ou d’œillets directement sur le bardage ou le châssis. Son grand atout est sa flexibilité : elle suit les mouvements de terrain sans casser. En revanche, elle offre une isolation thermique moindre par rapport aux panneaux rigides et peut claquer au vent si elle n’est pas parfaitement tendue.

Le métal et les panneaux rigides (PVC ou Sandwich)

C’est aujourd’hui la solution la plus prisée pour les installations résidentielles durables. Cette catégorie regroupe deux options principales :

  1. Le PVC rigide : Il imite souvent le bois ou le crépi. Imputrescible, il se lave au jet d’eau et ne bouge pas.
  2. Le panneau sandwich : Composé de deux feuilles d’aluminium ou d’acier entourant une mousse isolante (polyuréthane). C’est le nec plus ultra pour l’isolation thermique.

Ces systèmes se montent sur des ossatures (bois ou métal) fixées aux vérins de calage. Ils offrent une finition propre, et une barrière physique robuste. Le métal perforé est aussi une alternative design qui règle automatiquement la question de la ventilation.

👉 Bon à savoir : certains campings imposent un type de matériau ou une couleur spécifique dans leur cahier des charges (règlement intérieur). Avant tout achat de matériel, consultez toujours la direction de votre terrain pour éviter de devoir tout démonter.

Comparatif et critères de choix

Choisir son soubassement ne se fait pas au hasard. Il faut croiser vos besoins techniques avec les contraintes de votre emplacement. 

Critères techniques : isolation vs durée de vie

Si votre mobil-home est utilisé en “4 saisons” ou en hiver, le panneau sandwich est la seule option viable pour garantir une isolation performante. Le gain thermique est incomparable. Pour une utilisation estivale, un soubassement en bois ajouré (claire-voie) suffit amplement et favorise une excellente ventilation naturelle, cruciale lors des fortes chaleurs pour éviter la condensation sous le châssis.

Pour une plus grande durée de vie, le meilleur choix à faire est le PVC rigide ou le métal. Le bois finira toujours par travailler, surtout si le terrain est humide (proximité d’étang ou sous-bois). Le PVC, lui, a une durée de vie quasi illimitée avec un entretien nul.

Critères esthétiques et environnementaux

L’intégration paysagère est un point clé. Sur une parcelle très végétalisée, le PVC blanc peut jurer et donner un aspect “plastique” peu qualitatif. Le bois, même grisé, se fondra mieux dans le décor. Cependant, les fabricants proposent désormais des PVC plaxés (imitation bois chêne ou gris anthracite) bluffants de réalisme. Pensez à l’harmonie avec votre terrasse : prolonger le matériau de la jupe de terrasse vers le soubassement du mobil-home crée une unité visuelle qui agrandit l’espace.

Tableau comparatif des solutions

Voici une synthèse des options pour visualiser rapidement le rapport qualité/prix/usage :

Matériau

Isolation Thermique

Durée de vie

Entretien

Coût (matériel + pose)

Bois (Classe 4)

Moyenne

Bonne (si entretenu)

Élevé (lasure)

Moyen

PVC Rigide

Bonne

Excellente

Très faible

Moyen à Élevé

Bâche PVC

Faible

Moyenne

Faible

Faible

Panneau Sandwich

Excellente

Excellente

Faible

Élevé

Scénarios d’usage

  • En bord de mer : évitez le métal non traité spécifiquement (risque de corrosion saline) et le bois bas de gamme qui souffrira des embruns. Le PVC rigide est ici le roi.
  • En montagne : le panneau sandwich est impératif pour conserver la chaleur et protéger les tuyaux du gel sévère.
  • Terrain inondable : privilégiez la bâche ou des panneaux démontables rapidement (“déclipsables”) pour laisser passer l’eau sans résistance en cas de crue, et ainsi ne pas emporter le mobil-home (flottaison).

un mobil home

Installation et bonnes pratiques

La pose d’un soubassement de mobil home demande de la méthode. Une mauvaise installation peut annuler tous les bénéfices du matériau, voire causer des dommages. Voici les étapes et règles de l’art.

Préparation du terrain

Avant même de penser à fixer la première planche, le sol sous le mobil-home doit être propre. Il est fortement recommandé de poser un film géotextile sur toute la surface au sol, recouvert d’une fine couche de gravier.

Cette étape a deux vertus : elle empêche la repousse de la végétation (il est impossible de passer la tondeuse sous un mobil-home fermé) et limite les remontées d’humidité capillaire venant de la terre. C’est la base d’un soubassement sain.

Montage selon le type

Le montage ne doit jamais se faire en se fixant directement dans le bardage du mobil-home, au risque de créer des infiltrations d’eau ou d’annuler la garantie constructeur.

  • Système sur vérins : la plupart des kits PVC ou bois se fixent sur les pieds de calage du mobil-home via des colliers de serrage. Cela évite de percer le châssis.
  • La trappe de visite : c’est une obligation. Vous devez impérativement prévoir une trappe d’accès (ou un panneau amovible) au niveau des raccordements d’eau et d’évacuation. En cas de fuite ou de bouchon, vous devez pouvoir intervenir en quelques secondes sans démonter toute la structure.

Entretien et réglementation

Une fois posé, le soubassement doit être inspecté deux fois par an (printemps et automne). Vérifiez que les grilles d’aération ne sont pas obstruées par des feuilles mortes ou des toiles d’araignée.

👉 Bon à savoir : juridiquement, le soubassement doit rester “démontable” pour que le mobil-home conserve son statut de résidence mobile de loisirs. Ne construisez jamais de muret en parpaings ou en béton scellé. Cela transformerait votre installation en construction fixe, illégale sur la plupart des parcelles de camping, et soumise à permis de construire.

Acheter un mobil-home avec Homair Sweet Mobil-Home

L‘achat d’un mobil-home est un projet global où chaque détail compte, du choix du modèle à ses finitions extérieures comme le soubassement. Lorsque vous choisissez de devenir propriétaire, l’accompagnement est aussi important que le produit.

Avec Homair Sweet Mobil-Home, vous accédez non seulement à une large gamme de mobil-home neufs ou d’occasion, mais aussi à un réseau d’experts capables de vous conseiller sur l’installation complète sur parcelle. 

👉 N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus.

Vos questions fréquentes sur le soubassement

  • Dois-je laisser un espace entre le soubassement et le sol ?

    Idéalement, non, pour éviter l'intrusion de nuisibles. Cependant, le matériau ne doit pas être enterré (sauf s'il est imputrescible). On utilise souvent une bavette souple en bas ou on pose le rail sur des dallettes pour éviter le contact direct avec la terre humide.

  • Peut-on isoler le soubassement avec de la laine de verre ?

    C'est une très mauvaise idée. La laine de verre va absorber l'humidité du sol, se tasser et perdre tout pouvoir isolant, tout en favorisant la moisissure. Si vous voulez isoler par vous-même, privilégiez des panneaux de polystyrène extrudé rigides, insensibles à l'eau.

  • Le soubassement est-il obligatoire ?

    Non, il n'est pas obligatoire légalement, mais il est très souvent exigé par le règlement intérieur des campings pour des raisons esthétiques. Techniquement, il est vivement recommandé pour la protection de votre investissement.

Vous avez aimé cet article ? Partagez-le !